Hymne du Kirghizistan

Titre et contenu

L'hymne national s'intitule en kirghize Ak Möngülüü Aska Zoolor, Talaalar, ce que l'on traduit par Hautes montagnes, vallées et champs. Le texte célèbre les sommets enneigés, les steppes et la vocation de liberté du peuple kirghize. Il évoque la longue histoire des ancêtres et l'attachement à la terre, tandis que le refrain appelle à avancer vers l'avenir en préservant l'unité du pays.

Auteurs et composition

Les paroles ont été écrites par Djamil Sadykov et Echmambet Kouloouev. La musique a été composée par Nasyr Davlessov et Kalyi Moldobassanov, deux figures de la vie musicale kirghize de la période soviétique. La mélodie emprunte à l'écriture savante tout en restant proche des inflexions du chant populaire et des instruments traditionnels.

Adoption après l'indépendance

Le Parlement a adopté cet hymne le 18 décembre 1992. Il a remplacé l'hymne de la République socialiste soviétique kirghize, en usage depuis 1946. Le pays s'est ainsi doté de trois symboles d'État entièrement nouveaux en l'espace de deux années.

Suppression d'un couplet

En 2012, les députés ont supprimé le troisième couplet du texte. Ils estimaient que ses formulations, héritées du contexte de 1992, ne correspondaient plus à la situation du pays. L'hymne se chante depuis lors avec deux couplets et son refrain.

Langue et versions de référence

Le texte officiel existe uniquement en kirghize, langue d'État. Des traductions en russe, en anglais et en français circulent à titre documentaire mais n'ont aucune valeur juridique. Les enregistrements de référence, interprétés par chœur et orchestre, sont diffusés par la radiotélévision publique.

Usages et débats

L'hymne ouvre les séances solennelles, les cérémonies militaires et les rencontres sportives internationales. Il accompagne le lever du drapeau organisé chaque semaine dans les établissements scolaires. La question d'un texte entièrement nouveau revient périodiquement dans le débat parlementaire, une partie des élus jugeant l'œuvre actuelle trop marquée par son époque, sans qu'aucun projet de remplacement ait abouti.