Principales attractions touristiques au Kirghizistan

Lac Issyk-Koul

Deuxième lac de montagne du monde par la superficie, l'Issyk-Koul s'étend sur plus de six mille trois cents kilomètres carrés à mille six cent vingt mètres d'altitude, avec une profondeur atteignant sept cents mètres. Sa légère salinité l'empêche de geler en hiver, d'où son nom kirghize de lac chaud. La rive nord, urbanisée autour de Tcholpon-Ata, vit du tourisme balnéaire estival et conserve un vaste champ de pétroglyphes. La rive sud, plus sèche et moins fréquentée, aligne des reliefs érodés dont le canyon de Skazka, aux couleurs ocre et rouges.

Song-Koul et les hauts pâturages

À près de trois mille mètres d'altitude, dans la province de Naryn, le Song-Koul occupe une cuvette herbeuse entourée de sommets. Aucun village permanent ne borde ses rives. Des familles d'éleveurs y montent leurs troupeaux et leurs yourtes de juin à septembre, avant que la neige ne referme les cols d'accès. Le site incarne le pastoralisme kirghize contemporain et attire randonneurs et cavaliers pour des traversées de deux à quatre jours au départ de Kotchkor ou de Kyzart.

Caravansérail de Tach-Rabat

Isolé dans une vallée latérale des monts At-Bachy, à l'approche du col de Torougart, ce caravansérail de pierre remonte au Moyen Âge. Sa coupole et ses cellules voûtées constituent l'un des rares témoignages bâtis de la route de la soie conservés sur le territoire kirghize. Des yourtes installées à proximité permettent d'y passer la nuit, à plus de trois mille mètres, et des sentiers mènent vers des lacs d'altitude et vers les cols voisins.

Tour de Bourana

À environ quatre-vingts kilomètres à l'est de Bichkek, près de Tokmok, ce minaret karakhanide du onzième siècle marque l'emplacement de Balasagoun, capitale médiévale aujourd'hui disparue. Haut de quarante-cinq mètres à l'origine, il n'en conserve que vingt-cinq après les séismes, dont celui du quinzième siècle qui emporta sa partie supérieure. Le site rassemble aussi des fondations de forteresse, trois mausolées et une collection de balbals, ces stèles funéraires turques sculptées de visages.

Och et la montagne sacrée Souleiman-Too

Deuxième ville du pays et capitale du Sud, Och s'organise au pied du Souleiman-Too, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2009. Cette montagne à cinq sommets domine la vallée du Ferghana et fait l'objet d'une vénération continue depuis plus de mille cinq cents ans. Elle abrite dix-sept lieux de culte encore fréquentés, une centaine de sites à pétroglyphes et un musée aménagé dans une grotte. Le bazar de Djaïma, en contrebas, s'étire le long de la rivière Ak-Boura sur un emplacement marchand occupé depuis des siècles.

Karakol et l'est du pays

Quatrième ville du Kirghizistan avec un peu plus de quatre-vingt mille habitants en 2021, Karakol se tient à l'extrémité orientale de l'Issyk-Koul, à mille sept cent quarante-cinq mètres d'altitude. Elle conserve une cathédrale orthodoxe en bois et une mosquée doungane bâtie entre 1904 et 1910 par un architecte venu de Pékin, réputée construite sans clou métallique. La ville sert de base pour la vallée de Karakol, les sources chaudes d'Altyn-Arachan, la vallée de Jeti-Ögüz et ses falaises rouges, ainsi que pour la plus haute station de ski d'Asie centrale.

Parcs de montagne et forêts de noyers

Le parc national d'Ala-Artcha, à quarante kilomètres de Bichkek, offre l'accès le plus rapide à la haute montagne depuis la capitale, avec des glaciers et des sommets dépassant quatre mille mètres. Plus au sud, Arslanbob abrite l'une des plus vastes forêts de noyers du monde, récoltée chaque automne par les villageois. À l'est, le glacier Inylchek et le pic Djengish Tchokousou, point culminant du pays à sept mille quatre cent trente-neuf mètres, relèvent de l'expédition et non de la randonnée ordinaire.