Ecoles et enseignement au Kirghizistan
Organisation du système scolaire
Le système éducatif kirghize conserve la structure héritée de la période soviétique. La scolarité commence vers sept ans et se déroule dans un établissement unique regroupant le primaire et le secondaire, sur onze années au total. L'instruction obligatoire couvre les neuf premières années, à l'issue desquelles les élèves s'orientent vers les deux dernières classes générales ou vers une filière professionnelle. Le taux d'alphabétisation des adultes dépasse quatre-vingt-quinze pour cent, héritage direct de la politique éducative soviétique.
Langues d'enseignement
Les cours se donnent en kirghize ou en russe selon les établissements, les deux langues ayant statut officiel. Les écoles russophones conservent un prestige important dans les milieux urbains et à Bichkek, tandis que la scolarisation en kirghize progresse dans l'ensemble du pays. Des établissements dispensent également l'enseignement en ouzbek dans le sud, où cette communauté est nombreuse, et l'anglais gagne du terrain comme langue étrangère dans les cursus.
Difficultés du secteur public
Le sous-financement pèse lourdement sur les écoles publiques. Les bâtiments souffrent de vétusté, particulièrement en zone rurale, et beaucoup fonctionnent en deux ou trois rotations quotidiennes faute de place. La pénurie d'enseignants s'aggrave avec la faiblesse des salaires et l'émigration vers la Russie. Les évaluations internationales des acquis des élèves auxquelles le pays a participé l'ont classé en dernière position, un résultat qui a alimenté un débat public durable sur la qualité des apprentissages.
Enseignement supérieur
Bichkek concentre la majorité des universités. L'Université nationale kirghize, la plus ancienne, côtoie l'Université slave kirghizo-russe, l'Université kirghizo-turque Manas et l'Université américaine d'Asie centrale, cette dernière enseignant en anglais selon un modèle d'arts libéraux. Les facultés de médecine accueillent des milliers d'étudiants venus d'Inde, du Pakistan et d'Afrique, attirés par des frais de scolarité bas, ce qui constitue une source de devises notable pour le pays.
Scolarisation des enfants étrangers
Les familles installées à Bichkek disposent de quelques écoles internationales privées proposant des cursus en anglais, dont les frais restent modérés au regard des tarifs pratiqués dans d'autres capitales d'Asie. L'offre d'enseignement en français demeure très réduite dans le pays, si bien qu'une partie des familles francophones recourt aux cours à distance du Centre national d'enseignement à distance, en complément d'une scolarisation locale ou internationale.